Vous êtes sur le site de l'édition 2005 du Festival du Film Britannique de Dinard.
Retour sur le site de l'édition actuelle : www.festivaldufilm-dinard.com
Click here to get back to this year's web site
Nicolas Roeg
illustration d'entete, sans lien utile

Les réalisateurs du Festival

Nicolas Roeg

Né en 1928, Nicolas Roeg s’est forgé une réputation de réalisateur "Rock’n Roll" dès son premier film qu’il co-réalise avec Donald Cammell en 1970. Performance dépeint avec une certaine dose de violence et de sexe l’univers de la musique des seventies. Le propos est amplifié par la présence à l’écran de Mick Jagger.

Avant de plonger sa caméra dans les méandres de la débauche, Roeg occupe sur les plateaux de cinéma les fonctions de cadreur (Casino Royale, Lawrence d’Arabie) et de chef opérateur (Le masque de la mort rouge, Fahrenheit 451 et quelques scènes du Docteur Jivago). Il exerce encore cette fonction (fait suffisamment rare pour être signalé) sur ses trois premiers films. Après le cultissime Performance, il signe un film qualifié de « chef d’œuvre hypnotique et symbolique ». Ne vous retournez pas, en 1973, marque son incursion dans le cinéma fantastique. Julie Christie et Donald Sutherland campent un jeune couple d’Anglais qui, suite à la noyade de leur fillette, regagne Venise, où le mari est architecte. Ils y rencontrent une étrange voyante qui leur révèle la présence de leur défunte fille parmi eux. Ne se contentant pas de rester une simple ghost story, cette adaptation du roman de Daphné du Maurier est devenu, au fil des années, un classique du genre.

En 1976 et 1990, il se retrouvera aux commandes de deux autres films fantastiques : L’homme qui venait d’ailleurs et Les Sorcières.
Dans L’homme qui venait d’ailleurs, Roeg dirige, après Jagger, une deuxième rock star. David Bowie incarne un extra-terrestre envoyé sur Terre pour trouver un remède au manque d’eau qui décime lentement les habitants de sa planète.
L’esthétisme très soigné et le look androgyne du chanteur font de ce film, l’œuvre emblématique de la carrière de Nicolas Roeg. Dans Les sorcières, Angelica Huston incarne une sorcière qui a transformé un petit garçon en souris. Adaptée d’un roman de Roald Dahl par les studios de Jim Henson, cette histoire permet à Roeg de mêler acteurs réels et marionnettes.

En 1980, il réalise Enquête sur une passion un thriller mâtiné d’érotisme interprété par le chanteur Art Garfunkel. Ce film est également sa première collaboration avec celle qui deviendra sa muse à la ville comme à l’écran : Theresa Russell. Suivront, entre autres, Eureka (avec aussi Gene Hackman), Une nuit de réflexion et Track 29.

On retrouve Roeg au générique du film musical Aria, un must réunissant 10 réalisateurs illustrant 10 extraits d’opéra. Robert Altman, Bruce Beresford et Jean-Luc Godard font aussi partie de l’aventure.

Durant les années 90, il travaille surtout pour la télévision en signant de grosses productions très remarquées dont Samson et Dalilah et Au cœur des ténèbres. Ce dernier, en 1994, est l’adaptation de l’œuvre éponyme de Joseph Conrad qui avait inspiré l’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. La version de Roeg, replace l’histoire dans son contexte africain d’origine et permet à deux grands comédiens de se donner la réplique : Tim Roth et John Malkovich qui tient ici le rôle de Kurtz.
Après avoir consacré un court métrage au top model allemand Claudia Schiffer (The sound of Claudia Schiffer), il reviendra, en 2006, à ses premières amours en signant un film d’horreur. La star de la série Scream Neve Campbell sera la principale interprète du film Adina. Il y a fort à parier que ce cinéaste qui a donné ses lettres de noblesse à l’angoisse ait son mot à dire dans le renouveau d’un genre souvent glorifié par le cinéma britannique.

Page valide XHTML 1 Strict, CSS2 et accessible AAA.
Ce site s'affiche mieux avec un navigateur conforme aux standards, voici pourquoi.
Accessibilité du site et aide à la navigation.

Copyright Festival du Film Britannique © 2005 • Midi moins une | villOrama.com